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Développement d'activités alternatives durables pour les populations du territoire de Bolobo, République Démocratique du Congo

La culture Téké protège les bonobos et ne permet pas la consommation de leur viande, mais une pratique régulière de la chasse au fusil les effraie et met en péril leur observation. De plus, la pression exercée par la chasse et la pêche sur la forêt et les cours d'eau a aujourd'hui de graves conséquences : l'appauvrissement de la biodiversité et la diminution des ressources alimentaires. La protection des bonobos et de leur environnement ne peut se faire qu'en améliorant les conditions de vie des populations locales. Il est donc impératif de mettre en place des activités alternatives, tel que l'élevage, assurant des ressources alimentaires et économiques continues. Trois volets d'actions ont donc été identifiés, afin d'avoir un impact réel et durable : l'amélioration de la production, sa valorisation et son évacuation vers les marchés. L'aide à l'équipement des pisteurs est également prévu.

Amélioration de la production

Trois actions sont prévues dans ce domaine :


1. La mise en place d'un champ pilote de semences améliorées de manioc (F 100). Deux maladies dévastent actuellement les plantations de manioc, aliment de base des villageois : la phomose et la mosaïque. En effectuant une simple sélection progressive des plants les plus résistants, il est possible d'obtenir des boutures qui ne sont plus du tout sensibles à ces champignons. D'autres boutures seront obtenues à partir de cette première parcelle et pourront être vendues, à un prix équitable, aux paysans locaux. Actuellement, la production est d'environ 1 t/ha, ce qui est loin d'être suffisent pour faire vivre les familles, puisque c'est à la fois leur culture vivrière et leur seule source de revenus. Avec les boutures améliorées, il est facile d'atteindre les 3 t/ha et la production peut même aller jusqu'à 5 t/ha.

2. La construction de 4 étangs communautaires pilotes dans 3 sites différents. De nombreux élevages piscicoles se développent dans la région assurant ainsi une source continue de protéines à leurs propriétaires, tout en diminuant la pression exercée sur les cours d'eau par la pêche. Les populations locales sont très favorables à ce type de projet, mais elles n'ont pas la capacité financière nécessaire à l'achat des outils techniques de base indispensables (pelles, pioches, brouettes...). En leur apportant ces moyens, nous leur permettrons de construire elles-mêmes leurs étangs et de les gérer communautairement, afin qu'elles en tirent tous les bénéfices. Si ces 4 étangs pilotes fonctionnent, le projet sera étendu à d'autres villages du territoire de Bolobo.

3. L'amélioration des soins vétérinaires. Les élevages de bovins sont nombreux sur ce territoire, ainsi que ceux de caprins, de porcins et d'ovins. Malheureusement, le manque de formation chez les éleveurs et surtout le coût trop élevé des produits vétérinaires provoquent des pertes importantes dans les troupeaux et limitent leur développement. Pour ces raisons, nous avons rencontré l'Association des Vétérinaires du Congo au cours de notre voyage (été 2008) et essayé de trouver avec eux, un partenariat permettant d'améliorer les soins apportés aux bétails. Un échange pourrait être mis en place entre les écoles du Congo et de France, et nous ferons également appel à des dons privées pour l'envoie de médicaments.

Valorisation de la production

Actuellement, c'est la culture vivrière qui domine ; le but est donc d'apporter une valeur ajoutée sur place, ainsi qu'un revenu aux petits producteurs. L'idée est de mettre en place un moulin fonctionnant à l'énergie solaire, à la ferme MMT, permettant la transformation du manioc et du maïs. Les récoltent pourront être achetée par MMT, qui se chargera de les transformer et de les évacuer vers les villes. Les bénéfices permettront de payer la maintenance du moulin et de mettre en place d'autres projets de développement (écoles, dispensaires...). Les paysans pourront également utiliser le moulin pour leur consommation personnelle en échange d'une somme tout à fait symbolique.

Evacuation vers les marchés

Les producteurs locaux, bien que situés à seulement 250 km de Kinshasa et à 25 km de Tsubéri (ville portuaire), souffrent du manque de moyens de transport et de communication.

L'acheminement de la production vers les marchés se fait souvent par vélo, et donc en très petite quantité. Beaucoup se découragent et une grande partie de la production pourrie avant d'avoir pu être évacué ou consommé sur place. Trop abimé par le temps, le maïs est très souvent distillé pour être transformé en un alcool très fort. Malheureusement, le prix d'un sac de maïs est divisé par trois lorsqu'il est destiné à la production d'alcool et les problèmes de santé liés à la consommation de cette boisson sont de plus en plus fréquents.

Un véhicule permettra d'acheminer la production jusqu'au fleuve (à 25 km), puis un bateau (pirogue avec moteur hors-bord) la transportera sur différents marchés (Kinshasa, Congo Brazzaville...). De plus, ces modes de transports assureront une plus grande autonomie à Mbou-Mon-Tour, notamment pour poursuivre la sensibilisation le long du fleuve Congo et de la rivière Kasaï, et pour organiser le transport des personnes entre Kinshasa et la ferme.


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News :

7 avril 2010 :

Intervention lors d'une conférence organisée par le club Yaboumba junior à l'école nationale vétérinaire de Nantes (ONIRIS). Up To Save ! débutera la soirée par une présentation de l'association pour la préservation des bonobos en RDC, puis, la primatologue Sabrina Krief enchainera avec un exposé sur "les Grands Singes, emblèmes de la biodiversité". Venez nombreux à 19h30 dans l'amphithéâtre d'honneur.


25 février 2010 :

Nos interventions de sensibilisation sont labellisées « Année internationale de la biodiversité 2010 »


5 février 2010 :

Conférence au lycée du Parc à Lyon pour des élèves de classes préparatoires BCPST.


3 février 2010 :

Conférence-débat au lycée Clémenceau à Nantes en présence d'élèves de classe présup et préparatoire BCPST. L'exposé concernant la protection des bonobos et de leur écosystème en RDC a été présenté par Victor Narat et comlété par une partie inédite sur la déforestation expliquée par Gaëtan Duhamel.


21 janvier 2010 :

Nouvelle séance de sensibilisation auprès des classes de 1ère et Terminale S du lycée Fénelon à La Rochelle.


19 janvier 2010 :

Nous avons effectué une séance de sensibilisation au lycée Paul Eluard à St Junien. Victor Narat, conférencier pour Up To Save ! était accompagné exceptionnellement de Simon Jolivet, étudiant en droit de l'environnement.


1er janvier 2010 :

L'association Up To Save ! vous souhaite une excellente année 2010.


21, 22, 23 octobre 2009 :

Nous avons présenté Up To Save et Mbou-Mon-Tour au colloque de la Société Francophone de Primatologie à Liège, et nous avons obtenu une bourse pour l'équipement des pisteurs bénévoles de MMT.